Son emploi est à l'origine d'écrire les scénarios et de réaliser des films de télévision du genre western comme Police des plaines Gunsmoke et L'homme à la carabine. Au début des années 1960, il réalise des films et sa réputation à Hollywood est un enfant terrible car ce qu'il montre est d'une violence extrême et sujet à interprétations contradictoires. C'est moins le sang répandu que la valeur sociologiquement rédemptrice et comment une justice brutale qui confine au destin s'applique. Après sa longue carrière à la télévision, Sam Peckinpah, dont le grand-père était un chef indien, tourne Coups de feu dans la Sierra (1962), un western qui consacre la fin des grands mythes du genre. En revanche, avec Major Dundee (1965) et surtout avec La Horde sauvage (1969), Sam Peckinpah ne fait pas l'unanimité : l'extraordinaire violence qui y règne, magnifiée par des effets visuels parfois excessifs, fut interprétée comme l'apologie d'une sorte de " fascisme " élémentaire, alors qu'il s'agit d'un témoignage profondément tragique sur certains aspects essentiels de la nature humaine. La démarche est la même dans Les Chiens de paille (1971), où un jeune mathématicien pacifiste, incarné par Dustin Hoffman, se voit contraint de puiser en lui un instinct de tueur dont il ignorait l'existence. En fait, c'est la liberté, beaucoup plus que la violence, qui est la préoccupation majeure de Peckinpah. Dans Junior Bonner (1972) et dans Le Guet-Apens (1972), tous deux interprétés par Steve McQueen, elle trouve même une expression pathétique, atteignant à une poésie farouche et exaltée dans le second film. Malheureusement, le cinéaste ne retrouvera plus jamais une inspiration aussi puissante (exception faite du beau Pat Garrett et Billy the Kid, 1973, et Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia, 1974, son film le plus sombre). Controversée, souvent brouillonne, inégale et passablement mouvementée, l'œuvre de Sam Peckinpah a symbolisé le formidable déferlement de violence baroque qui a marqué le cinéma américain des années 1960, au point de faire oublier qu'elle comportait également de bouleversants moments de tendresse et de mélancolie. Il finit tout de même sa carrière avec l'extraordinaire "Osterman week-end" (1984) ; film ou le spectateur et les protagonistes se perdent, un film sur la manipulation, un film avant-guardiste sur l'amérique...
L'abus de drogues comme la cocaïne l'obligea à recevoir un stimulateur cardiaque et le fit mourir.
Filmographie
1961 : The Deadly Companions
1961 : Nouveau Mexique
1962 : Coups de feu dans la Sierra (Ride the High Country)
1965 : Major Dundee
1969 : La Horde sauvage (The Wild Bunch)
1970 : Un nommé Cable Hogue (The Ballad of Cable Hogue)
1971 : Les Chiens de paille (Straw Dogs)
1972 : Le Guet-apens (The Getaway)
1972 : Junior Bonner, le dernier bagarreur
1973 : Pat Garrett et Billy le Kid
1974 : Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia (Bring Me the Head of Alfredo Garcia)
1975 : Le Tueur d'élite (The Killer Elite)
1977 : Croix de fer (Cross of Iron)
1977 : Le convoi
1983 : Osterman week-end
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1 commentaire:
bravo! que de goût! je ne connaissais même pas toute sa filmo! merci!
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